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4 novembre 2009

Fin

Jolie et originale dernière de "Sade/ Nietzsche" à Drancy en octobre.

Prochaine aventure de la Compagnie la lune opaline: un Don Juan seul en scène en 2011/ 2012 (voir www.donjuanleretour.blogspot.fr)

Sadement vôtre,

David Arveiller (alias Le Chevalier)

15 avril 2009

Quand "Facebook" s'en mêle...

Sade/ Nietzsche : Un duo à voir absolument !

Par Sarah Sergent, le 10 avril 2009Ne boudez pas votre plaisir en allant voir la pièce "Sade Nietzsche" (...) Marier ces deux auteurs, peut sembler d'un premier abord, improbable et saugrenu (...) Le libertinage devient (...) un prétexte pour déranger la morale en tant que manifestation contre nature et pour amener chacun de nous à une pensée affranchie des conventions. Stéphane Russel nous propose plus légèrement de faire face avec humour, à ce qu'il appelle "nos démons insomnieux" et nous pose en conclusion une question atemporelle : "Peut-on vraiment être satisfait ?"
Mais cessons là de philosopher ! La pièce est avant tout un délicieux divertissement. Nul besoin d’être agrégé en la matière pour apprécier le spectacle. Pas de voyeurisme gratuit à la déclamation du texte de Sade. Car s’il est question de jouissance, il s’agit surtout d’exalter le verbe. Et s’il est question de plaisir, il s’agit de pratiquer habilement l’art de la joute. Et le public se régale ! Non mécontent d’ailleurs de pouvoir partager le superbe jeu des comédiens en profitant de l’intimité d’une petite salle – qui je l’espère deviendra grande au vu de son mérite ! -, et ainsi de se voir impliqués, selon le désir des metteurs en scène (...) « tant physiquement que par la pensée ». Le boudoir n’est-il pas d’ailleurs cette petite pièce située entre la chambre et le salon ?
(...) permet même de prendre un recul salutaire. Sade lui-même ne disait-il pas de se méfier de tous les discours et de ne jamais prendre les choses au premier degré ? Voilà qui est lui rendre hommage et justice. Trop souvent l’objet des pires caricatures, l’écrivain était d’abord un homme cultivé ainsi qu’un honnête défenseur de la liberté de penser individuelle. 
Tanja Czichy est remarquable de candeur, de justesse et d’intensité. David Arveiller campe lui avec brio, un chevalier allant du registre de l’ironie à la concupiscence, en passant par l’énoncé de vérités dans lesquelles l’émotion fait mouche à chaque réplique. Ainsi, des sujets aussi sérieux, difficiles et polémiques que Dieu, la nature, la procréation, la morale, les vertus, la Révolution, la République, sont pourtant reçus et compris simplement, grâce à l’excellence des ces deux artistes. Vibrant, tripant pour employer un mot actuel…
Car la pièce trouve bien des échos dans notre société contemporaine. Tant de voix cherchent à se faire entendre, dans une démarche le plus souvent destructrice, insolente, cassant les interdits tout en réclamant paradoxalement des repères. La parole exutoire de Sade et le lyrisme de Nietzsche bousculeraient sans doute la pensée « politiquement correcte » caractéristique de notre époque. Tels les fous du roi, adeptes de l’humour et de l’anti-dogmatisme, ils nous apprennent qu’aucun principe ne vaille de ne pas être remis en cause et qu’il faille trouver sa propre essence, ses propres croyances. Là réside sans doute la clé de la véritable sociabilité, où la culture des différences saura conduire à la tolérance.
Vous l’aurez compris, « Sade Nietzsche » est une pièce intelligente et jubilatoire. Saluée à l’unanimité par Thibault de Sade, descendant du Marquis ; Evelyne Lever, dix-huitièmiste réputée ; Philippe Roger, chercheur au CNRS, enseignant en sciences sociales à l’université de Philadelphie et auteur de « La pédagogie du libertinage chez Sade » ; et enfin Michel Delon, professeur universitaire spécialiste de Sade et de Diderot, la pièce saura tout autant distraire, intéresser et séduire le novice.
Cultivez les passions plutôt que les idoles ! Ainsi qu’un grand moment de théâtre…

5 janvier 2009

REPETITIONS... et tournage

A peine l'année commencée et l'autre pièce de la compagnie terminée,










nous nous préparons à entamer les répétitions de cette "petite folie" le 20 janvier 2009.

Nous vous avions annoncé le mois dernier la place inhabituelle que prendrait la vidéo, et nous débuterons donc le 20 janvier prochain par un tournage. Ainsi, certaines scènes de la pièce seront mystérieusement filmées à l'insu même des acteurs et au sein même du théâtre Le Guichet Montparnasse où aura lieu notre Première le 18 mars prochain.

12 novembre 2008

Scénographie

Il n'est évidemment pas question de dévoiler quoique ce soit de notre spectacle avant la Première le 18 mars mais sachez déjà que la video y occupera une place importante... Le Marquis déjà intrigue, provoque, dérange et questionne; l'écran nous aidera à aller encore plus loin dans ce questionnement en renvoyant le spectateur à cette pornographie des images qui s'étale tous les jours sur nos écrans. La télévision s'invitera donc sur la scène aux fins de surligner le propos du Marquis et du Philosophe, décidément bien modernes.

10 septembre 2008

TEXTE: enfin du rythme! MISE EN SCENE: changement dans la continuité. PRODUCTION: déception...



Antonia Malinova cède sa place à la jeune et talentueuse Emma BARCAROLI, jeune auteur(e?), comédienne et metteur en scène de seulement 21 ans mais déjà expérimentée (voir sa dernière pièce, reprise prochainement à Paris à "L'Akteon": "Ca n'arrive qu'aux mortels"). Emma fut son élève aux cours Florent et y enseigne d'ailleurs désormais aux enfants.  Une personnalité affirmée et un enthousiasme bienvenus, compte tenu de la gageure artistique de notre entreprise...

Ce regard jeune et féminin sur cette oeuvre hybride Sade-Nietzsche sera sans doute fort utile à Stéphane Russel, qui a ces deniers mois "revu sa copie" et nous propose désormais une adaptation plus rythmée, plus drôle... plus théâtrale en somme. Une deuxième lecture réussie donc, après quelques mois de réflexion sur le texte.


Enfin, concernant la production, la région Ile de France (par l'intermédiaire de l'ARCADI, toujours aussi frileux!) nous refuse aujourd'hui sans motivation une subvention de 15.000€ sur laquelle nous comptions évidemment, et qui représentait la moitié de notre budget prévisionnel. Nous mènerons donc ce projet sans aides financières ce qui, loin d'enlever à la qualité, stimulera notre créativité.