4 novembre 2009

Fin

Jolie et originale dernière de "Sade/ Nietzsche" à Drancy en octobre.

Prochaine aventure de la Compagnie la lune opaline: un Don Juan seul en scène en 2011/ 2012 (voir www.donjuanleretour.blogspot.fr)

Sadement vôtre,

David Arveiller (alias Le Chevalier)

16 mai 2009

Reprise le 3 octobre 2009 à Drancy (400 places)

Comme je l'espérais secrètement, cette pièce étrange et pénétrante a provoqué les réactions les plus extrêmes et n'a laissé indifférents ni le public hétéroclite ni les critiques théâtraux ni les professionnels... "Pièce pour les hommes", ai-je entendu. "Mais non! Pour les femmes évidemment". Intello, simplificatrice ou sensuelle? Trop de connotations sexuelles ou pas assez de chair? Ecran trop présent, trop petit, captivant ou imposture? Rythme trop lent ou texte dense? Manque de liant entre les scènes ou variété des thèmes? Cohérence des auteurs ou incongruité? Acteurs "troublants", "magnétiques", "charismatiques" ou... nuls? Pièce moderne, intemporelle ou langage daté et obscur? Enfin, "petit bijou" (Palace Costes), "grand moment de théâtre" (Sarah Sergent sur Facebook) ou "moche" (Les trois coups)?..

Cette absence totale de consensus ré-jouit notre petite équipe car, vous l'aurez sans doute compris, en parfaite con-formité avec les écrits des penseurs les plus controversés du monde (et sans doute aussi les plus mal lus): Sade et Nietzsche.

Merci beaucoup de nous avoir suivis depuis 18 mois, chers 3.500 lecteurs de ce blog et membres de notre groupe Facebook et surtout vous, spectateurs de la pièce (un DVD est en préparation). Soyez certains que vous serez informés ici-même en cas de reprise dans un autre lieu.

David Arveiller, comédien et producteur

4 mai 2009

La scène

Pour les amateurs de sensations fortes... Plus que deux semaines!





15 avril 2009

Quand "Facebook" s'en mêle...

Sade/ Nietzsche : Un duo à voir absolument !

Par Sarah Sergent, le 10 avril 2009Ne boudez pas votre plaisir en allant voir la pièce "Sade Nietzsche" (...) Marier ces deux auteurs, peut sembler d'un premier abord, improbable et saugrenu (...) Le libertinage devient (...) un prétexte pour déranger la morale en tant que manifestation contre nature et pour amener chacun de nous à une pensée affranchie des conventions. Stéphane Russel nous propose plus légèrement de faire face avec humour, à ce qu'il appelle "nos démons insomnieux" et nous pose en conclusion une question atemporelle : "Peut-on vraiment être satisfait ?"
Mais cessons là de philosopher ! La pièce est avant tout un délicieux divertissement. Nul besoin d’être agrégé en la matière pour apprécier le spectacle. Pas de voyeurisme gratuit à la déclamation du texte de Sade. Car s’il est question de jouissance, il s’agit surtout d’exalter le verbe. Et s’il est question de plaisir, il s’agit de pratiquer habilement l’art de la joute. Et le public se régale ! Non mécontent d’ailleurs de pouvoir partager le superbe jeu des comédiens en profitant de l’intimité d’une petite salle – qui je l’espère deviendra grande au vu de son mérite ! -, et ainsi de se voir impliqués, selon le désir des metteurs en scène (...) « tant physiquement que par la pensée ». Le boudoir n’est-il pas d’ailleurs cette petite pièce située entre la chambre et le salon ?
(...) permet même de prendre un recul salutaire. Sade lui-même ne disait-il pas de se méfier de tous les discours et de ne jamais prendre les choses au premier degré ? Voilà qui est lui rendre hommage et justice. Trop souvent l’objet des pires caricatures, l’écrivain était d’abord un homme cultivé ainsi qu’un honnête défenseur de la liberté de penser individuelle
Tanja Czichy est remarquable de candeur, de justesse et d’intensité. David Arveiller campe lui avec brio, un chevalier allant du registre de l’ironie à la concupiscence, en passant par l’énoncé de vérités dans lesquelles l’émotion fait mouche à chaque réplique. Ainsi, des sujets aussi sérieux, difficiles et polémiques que Dieu, la nature, la procréation, la morale, les vertus, la Révolution, la République, sont pourtant reçus et compris simplement, grâce à l’excellence des ces deux artistes. Vibrant, tripant pour employer un mot actuel…
Car la pièce trouve bien des échos dans notre société contemporaine. Tant de voix cherchent à se faire entendre, dans une démarche le plus souvent destructrice, insolente, cassant les interdits tout en réclamant paradoxalement des repères. La parole exutoire de Sade et le lyrisme de Nietzsche bousculeraient sans doute la pensée « politiquement correcte » caractéristique de notre époque. Tels les fous du roi, adeptes de l’humour et de l’anti-dogmatisme, ils nous apprennent qu’aucun principe ne vaille de ne pas être remis en cause et qu’il faille trouver sa propre essence, ses propres croyances. Là réside sans doute la clé de la véritable sociabilité, où la culture des différences saura conduire à la tolérance.
Vous l’aurez compris, « Sade Nietzsche » est une pièce intelligente et jubilatoire. Saluée à l’unanimité par Thibault de Sade, descendant du Marquis ; Evelyne Lever, dix-huitièmiste réputée ; Philippe Roger, chercheur au CNRS, enseignant en sciences sociales à l’université de Philadelphie et auteur de « La pédagogie du libertinage chez Sade » ; et enfin Michel Delon, professeur universitaire spécialiste de Sade et de Diderot, la pièce saura tout autant distraire, intéresser et séduire le novice.
Cultivez les passions plutôt que les idoles ! Ainsi qu’un grand moment de théâtre

3 avril 2009

PUBLIC et PRESSE: réactions (message complété le 15 avril)



Concernant les réactions du PUBLIC, nous n'en avons comme indicateurs que la fréquentation, "l'applaudimètre" et les commentaires a posteriori. La première est légèrement en hausse mais pas encore satisfaisante, le second dépend des représentations et quant aux troisièmes, ils sont partagés.
Hier par exemple, un couple a bruyamment quitté la salle au bout de 50' au son de "quel scandale, cette pièce!" alors qu'une jeune femme brune a déclaré -en sortant de la même représentation- "ils sont bouleversants"...
Déroutant mais assez logique lorsqu'on écoute le propos et qu'on prend conscience de la spécificité du traitement scénographique.

Pour ce qui est de la PRESSE (papier et Internet), sept critiques très encourageantes ont déjà été publiées: "La boîte à sorties"/ "En 3 mots...", "Art-West International" (n°50, pas de site), "L'Histoire", "Rue 89", "Théâtrorama",  "Figaroscope" et "Sortir à Paris".

29 mars 2009

REPRESENTATION-DEBAT exceptionnelle sur le MARQUIS de SADE

Un débat passionnant suivit la représentation exceptionnelle organisée au théâtre en ce dimanche ensoleillé.

En tant que producteur de la pièce, j'avais le plaisir d'animer ce moment privilégié, dont les prestigieux intervenants étaient Thibault de Sade, MM. les prof. Delon et Roger (universitaires "sadistes"), Mme Evelyne Lever (historienne du XVIIIe s et veuve du biographe de Sade) et Stéphane Russel (créateur et co-MES de la pièce).

Une fois n'est pas coutume, la petite salle du théâtre était comble pour l'occasion. Un public passionné et divers de journalistes, spécialistes et néophytes posa moultes questions sur notre héros dans les registres philosophique, historique, littéraire et évidemment... sexuel.

Filmé en totalité, ce débat d'1h1/2 sera "monté" et publié sur ce blog dès que possible.

David Arveiller

18 mars 2009

PREMIERE




(Champagne très gentiment offert par notre partenaire "Le Boudoir" et succulentes ganaches aux fleurs "Christian Constant" sur la scène du théâtre après la représentation)


Et voilà, c'est parti! Salle comble, spécialistes de Sade et plus de vingt journalistes à la Première de notre "petite folie" ce soir. Dans l'attente des premières critiques donc, avec une certaine impatience... pour ne pas dire une anxiété certaine! 

27 février 2009

5 janvier 2009

REPETITIONS... et tournage

A peine l'année commencée et l'autre pièce de la compagnie terminée,










nous nous préparons à entamer les répétitions de cette "petite folie" le 20 janvier 2009.

Nous vous avions annoncé le mois dernier la place inhabituelle que prendrait la vidéo, et nous débuterons donc le 20 janvier prochain par un tournage. Ainsi, certaines scènes de la pièce seront mystérieusement filmées à l'insu même des acteurs et au sein même du théâtre Le Guichet Montparnasse où aura lieu notre Première le 18 mars prochain.

12 novembre 2008

Scénographie

Il n'est évidemment pas question de dévoiler quoique ce soit de notre spectacle avant la Première le 18 mars mais sachez déjà que la video y occupera une place importante... Le Marquis déjà intrigue, provoque, dérange et questionne; l'écran nous aidera à aller encore plus loin dans ce questionnement en renvoyant le spectateur à cette pornographie des images qui s'étale tous les jours sur nos écrans. La télévision s'invitera donc sur la scène aux fins de surligner le propos du Marquis et du Philosophe, décidément bien modernes.

10 septembre 2008

TEXTE: enfin du rythme! MISE EN SCENE: changement dans la continuité. PRODUCTION: déception...



Antonia Malinova cède sa place à la jeune et talentueuse Emma BARCAROLI, jeune auteur(e?), comédienne et metteur en scène de seulement 21 ans mais déjà expérimentée (voir sa dernière pièce, reprise prochainement à Paris à "L'Akteon": "Ca n'arrive qu'aux mortels"). Emma fut son élève aux cours Florent et y enseigne d'ailleurs désormais aux enfants.  Une personnalité affirmée et un enthousiasme bienvenus, compte tenu de la gageure artistique de notre entreprise...

Ce regard jeune et féminin sur cette oeuvre hybride Sade-Nietzsche sera sans doute fort utile à Stéphane Russel, qui a ces deniers mois "revu sa copie" et nous propose désormais une adaptation plus rythmée, plus drôle... plus théâtrale en somme. Une deuxième lecture réussie donc, après quelques mois de réflexion sur le texte.


Enfin, concernant la production, la région Ile de France (par l'intermédiaire de l'ARCADI, toujours aussi frileux!) nous refuse aujourd'hui sans motivation une subvention de 15.000€ sur laquelle nous comptions évidemment, et qui représentait la moitié de notre budget prévisionnel. Nous mènerons donc ce projet sans aides financières ce qui, loin d'enlever à la qualité, stimulera notre créativité.

5 mai 2008

Première lecture

(modifié le 31 août)


Première lecture de la future pièce hier par tous les comédiens avec force fouets, "loups" et Champagne, en compagnie de trois "yeux extérieurs": ceux de nos amis concepteur des lumières (Antonio de Carvalho) et décorateur (Thomas Dewynter).

Au-delà du plaisir de se retrouver pour la première fois au complet (toujours très émouvant pour les instigateurs d'un projet théâtral), notre adaptation sadienne s'est avérée un peu longue (presque 2h!) et surtout manquant cruellement de "rythme", les monologues de Dolmancé, aussi intelligents fussent-ils, ne permettant pas en effet un véritable dialogue entre les personnages.

Mais une lecture "en continu" est précisément faite pour cela et elle était indispensable à notre adaptateur pour s'apercevoir des imperfections et lacunes de ce premier jet (l'image est parlante s'agissant de Sade...)

Nous aurons donc le plaisir de nous retrouver le 8 septembre pour une seconde lecture, avec un texte raccourci et, nous l'espérons, nettement plus incisif, à l'image de la pensée et de la plume de notre héros. Nous envisagerons alors la suite de l'aventure avec plus de netteté...